Surpoids chez l’enfant : deux familles à la loupe

Famille "Excessifs" : trop de tout, sauf de règles alimentaires

Question de poids



Chez les Excessifs, chacun mange quand il veut, à tout moment. Quiches, hamburgers et sodas composent l’essentiel de leurs repas. Si cette alimentation parvient à rassasier, elle ne nourrit pas de façon saine, sur le long terme...



Une balance énergétique déséquilibrée
L’obésité est un problème de santé publique. Cet excès de masse grasse s’installe lorsque les apports d´énergie sont supérieurs aux dépenses, et entraîne des conséquences néfastes pour la santé. Le phénomène est même devenu en France une véritable pandémie : entre 5 et 12 ans, 1 enfant sur 6 est en surpoids ou obèse (source PNNS, 2000).

Trop de grignotages, d'aliments riches en énergie…
C’est d’ailleurs le cas dans la famille Excessifs où les plus jeunes affichent des poids supérieurs à la moyenne de leur âge…
Les causes de ce déséquilibre peuvent être multiples : 
- la consommation quotidienne d’aliments riches en matières grasses et/ou en sucre, tels que feuilletés, viennoiseries, quiches, sodas,
- des repas destructurés : chacun mange quand il veut, ce qu’il veut et le frigo est toujours plein à craquer,
- l'absence d'activité physique régulière.

Un surpoids stigmatisé
En parallèle, la famille pratique très peu d’activité physique, et ne dépense donc pas cette énergie consommée. C’est ce qui explique les formes rondouillardes des Excessifs. Les enfants en surpoids peuvent être l’objet d’une stigmatisation qui fonctionne comme un cercle vicieux : plus l’enfant est exclu, plus il se sent dévalorisé, et plus il adopte des comportements alimentaires compensatoires. Des discriminations sociales précoces et parfois insidieuses, qui proviennent tant des copains  d'école que des adultes.

Opter pour un changement en douceur
Faire suivre aux enfants Excessifs un régime draconien est à éviter : plutôt opter pour un changement  des habitudes alimentaires, en douceur.
L'alimentation ne doit pas devenir une obsession de tous les instants : répéter les mêmes litanies à un enfant risque de l'agacer et au contraire de provoquer un rejet.
Mieux vaut écouter le corps de l’enfant : en pleine croissance, une simple surveillance de l'alimentation suffit souvent à rétablir le juste équilibre.
Trois repas et un goûter par jour, davantage de fruits et de légumes, un peu de pain et des quantités raisonnables de féculents, un peu de matières grasses (réserver les frites pour des occasions exceptionnelles), un produit laitier par repas, des desserts pas trop sucrés, limiter le grignotage à l’apéritif (remplacer les pistaches et les biscuits par des tomates cerise et des cubes de gruyère par exemple), un nombre de visites limitées au « fast-food « et comme boisson :  de l’eau uniquement.
En clair, le retour à des menus équilibrés
Sans oublier 30 minutes d’activité physique quotidienne pour lui apprendre à bouger : aller à l'école à pieds, faire une promenade à vélo  en famille le samedi ou le dimanche, aller à la piscine ou faire un foot avec ses copains...
De bonnes habitudes à adopter par toute la famille et à garder !

 

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L’IMC pour dépister l’obésité infantile

Chez tous les enfants, l’indice de masse corporelle (IMC) augmente au cours de la première année de vie, puis diminue pour repartir à la hausse à partir de 6 ans : c’est le rebond d’adiposité.
Lorsque celui-ci survient avant l’âge de 6 ans, le risque de devenir obèse s’accroît. Pour savoir si un enfant est dodu ou obèse, il suffit de calculer son IMC et de reporter sa valeur en fonction de son âge au niveau de la courbe de corpulence dans son carnet de santé.
Rappel : cet indice se calcule en divisant le poids d’un individu par sa taille multipliée par elle-même. Et le taux d’IMC de l’obésité se situe au dessus de 25. Ainsi, une fille de 10 ans mesurant 1,40 m et pesant 45 kilos n’est pas obèse (IMC = 22,95) alors que si elle pesait 50 kilos pour la même taille, elle le serait (IMC = 25,51).

 

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