
À base de tortillas, de haricots et même de cactus, tour d’horizons des plats les plus typiques de la culture alimentaire mexicaine. Et des usages qui vont avec…
Trois cents millions de tortillas sont consommées chaque jour au Mexique. Un chiffre vertigineux qui en dit long sur l’importance de cette galette plate de farine de maïs pour les palais locaux. Au cœur de la cuisine mexicaine, la tortilla, traditionnellement réalisée à la main, y sont de plus en plus fabriquées de manière industrielle, à l’image du pain en France. Incontournable, elle se retrouve sur toutes les tables et accompagne la plupart des plats.
Des soupes en entrées
Les soupes figurent aussi au menu des plats traditionnels mexicains où celles-ci ouvrent la plupart des repas mexicains. Il en existe de toutes sortes : bouillons de légumes, consommés, avec haricots noirs, maïs… On y ajoute des morceaux de tortillas grillées, des petites pâtes, de la crème fraîche, des herbes et bien sûr du piment, le fameux chili local…
Des tacos traditionnels au “Tex-Mex”
Parmi les plats mexicains les plus connus, on trouve les tacos (tortillas farcies), les enchiladas (tortillas farcies et frites), le guacamole (crème d’avocat aux épices), le mole poblano (sauce à base de cacao, d’épices et de piment) , mais aussi « El nopal » ou les feuilles d’une variété de cactus qui se consomment grillées, en jus, ou en salade. Et sans les épines… “Importés” aux États-Unis par les émigrés mexicains, puis ajustés aux goûts locaux, la plupart de ces mets se sont adaptés aux goûts occidentaux, notamment du Sud américain, au Texas, à la frontière avec le Mexique. On parle alors de cuisine Tex-mex qui a notamment contribué à diffuser ces saveurs hybrides à travers le monde.
La rencontre entre deux univers, deux civilisations et deux cultures : tel pourrait se définir la gastronomie mexicaine tant la richesse de ses saveurs métissées illustre le mariage réussi entre les ressources ou recettes du Nouveau et de l’Ancien Monde. Car à table, le Mexique puise à la fois dans son héritage hispanique et européen (française et espagnole) et dans les influences des cuisines africaines, asiatiques, des Caraïbes et du Moyen-Orient (Liban). Et si Christophe Colomb y a notamment apporté le blé, le sucre, la cannelle, le riz, l’avoine…, l’illustre navigateur en a aussi ramené le cacao, la vanille, l’avocat, le piment, la tomate, le maïs, les haricots, la courge, les pommes de terre et la dinde